Plus de 15 milliards de SMS marketing envoyés en France en 2025, soit une hausse de 7,5 % sur un an selon l’association professionnelle af2m. À l’heure où les boîtes mail débordent et les réseaux sociaux saturent l’attention, le SMS tient bon, et pas seulement par habitude. Les chiffres racontent une autre histoire : celle d’un canal qui s’adapte, se modernise et reste difficile à ignorer.
Des performances qui font toujours la différence
Le SMS affiche un taux d’ouverture autour de 98 %, contre environ 18 % pour l’email. Ce n’est pas un chiffre publicitaire : c’est le comportement réel des mobinautes, qui lisent un SMS en moins de 4 minutes en moyenne. Le taux de désabonnement, lui, reste inférieur à 0,2 %, ce qui témoigne d’une tolérance réelle des destinataires quand les messages sont pertinents.
A lire en complément : Informatique quantique : portée et avenir à découvrir
Pour les entreprises qui cherchent à structurer leurs envois, des plateformes permettent de gérer campagnes en masse, SMS transactionnels et automatisations dans un même environnement, avec du ciblage dynamique et des analytics en temps réel.
Les secteurs les plus actifs restent le retail (31 % des volumes), la banque-assurance (19 %) et les services (14 %). Les pics d’envoi se concentrent logiquement sur novembre-décembre, avec plus de 1,4 milliard de messages pour le seul duo Black Friday / fêtes de fin d’année.
A découvrir également : Création des IA par : Qui s'en charge ?
Opt-in, STOP et horaires : le cadre légal à connaître absolument
En France, envoyer un SMS commercial sans consentement préalable expose à des sanctions sérieuses. La CNIL et l’article L34-5 du Code des postes et communications électroniques sont clairs : tout contact doit avoir explicitement accepté de recevoir des messages, via une case à cocher non pré-cochée, avec une mention transparente sur le type de communications concernées. La preuve de ce consentement doit être conservée et horodatée.
Côté horaires, les envois promotionnels sont autorisés du lundi au vendredi entre 8h et 20h, le samedi avec davantage de restrictions, et interdits les dimanches et jours fériés. Ces règles ne s’appliquent pas aux SMS transactionnels (confirmations de commande, OTP, rappels de rendez-vous). Chaque message commercial doit aussi inclure une mention STOP avec un numéro non surtaxé. Les sanctions, en cas de manquement, peuvent atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial.
RCS, IA et automatisation : le SMS se réinvente
La grande nouveauté de ces dernières années, c’est le RCS (Rich Communication Services), une évolution du SMS classique qui intègre images HD, boutons d’action et carrousels produits directement dans l’interface de messagerie native. En 2025, 52 millions de smartphones français sont compatibles RCS, soit 84 % des terminaux, et 738 enseignes utilisaient déjà ce format selon l’af2m. Le volume de messages RCS a atteint 200 millions en 2025.
L’autre grande tendance, c’est l’automatisation des parcours clients : un SMS déclenché par un abandon de panier, un anniversaire ou une relance de renouvellement, combiné à d’autres canaux comme l’email ou le push web. Cette logique multicanale, portée par l’IA et la personnalisation dynamique, change la façon dont les équipes marketing conçoivent leurs campagnes. Si le sujet vous intéresse dans une dimension plus large du marketing digital, les ressources Internet de Geeks et Légendes offrent d’autres pistes à explorer.
Le SMS n’est pas un canal nostalgique. C’est un canal mature, réglementé et en pleine évolution technique, dont les performances restent difficiles à égaler sur des objectifs de reach immédiat.

